Derniere mise à jour le 30 novembre 2008

L'Ogre, le Chat botté, L'Ogre transformé en souris









« - C’est pas la colle qui chie qui colle, mais quand ça chie c’est que ça colle ! »
J’ai pour principe de création de ne jamais faire de mise en plan. Cela ne bloque pas l’imagination en cours de travail et permet l’inattendu. Par contre, je passe beaucoup plus de temps dans la progression de sa construction.C’est donc sur croquis que la "gymnastique" de réalisation se met en place.Je conçois, dans un premier temps, des formes abracadabrantesques ( attention à ne pas faire pschitt...) et dans un second temps, je me demande comment je vais faire...
La solution ici fut le principe du lamellé: plusieurs fines lamelles préalablement passées au rabot a dents , encollées à la colle vinylique (résistante à l’arrachement et à l’humidité ) puis mises en forme dans des carcans. Le padouck est rapporté dans un second temps.
Puis les lattes sont assemblées à plat joint.
L’ avantage de ce système est triple :
- Uniformité dans le galbe .
- Aucune partie cintrée ne se retrouve en bois de bout.
- Très grande solidité .




-" L'Ogre le reçu aussi civilement que le peut un Ogre, et le fit reposer."-









Il existe différentes manières de représenter le mouvement dans les arts graphiques de l’illustration.
J’ai choisi une interprétation stroboscopique, en séquences à trois temps.






La révérence du chat était une illustration toute trouvée pour symboliser l’accueil sur une porte.
L’enroulement du parchemin me servait à délimiter l’entourage pour y effectuer un effet hors cadre. Le moulin est le rappel du début de l’histoire:
" Un meunier ne laissa pour tous biens ..."
Tandis que le chapeau, son épée et ses gants (qui nous ramènent au 17 ème siècle ) représentent la fin du conte :
"Le chat devint grand seigneur..."
L’artifice du mouvement est un prétexte à l’interprétation contemporaine d’une sculpture figurative.
En fond, le personnage incline légèrement sa tête et commence à retirer sa coiffe, le tout travaillé comme une ombre sur un relief de 3 à 4 millimètres.
La deuxième séquence, la main, est sculptée pour donner une impression de sortie de fond sans toucher le corps, sur une épaisseur de 6 à 8 mm.
Et donc en premier plan, le chat et son chapeau en entier sur 10 à 12 mm de profondeur ( le panneau est de 28 mm )
L’ensemble est passé à la teinte à base de chicorée ( la même que celle que je mets dans mon café. ) Le dégradé de couleur est là pour accompagner l’oeil dans le mouvement...
















Les deux disques du plateau sont d'un seul tenant. Cette forme permet un visuel plus intéressant du pied central, qui relie sans le toucher le dos du papillon, illustrant ainsi une suggestion d'avancement ...
...ce qui permet au second plateau cet effet d'apesanteur. La surface plane des sculptures permet la pose de verre ou autre, sans difficulté. Le premier plateau sert surtout de traverse intermédiaire.
























